Quelles mesures permettent de lutter contre la commission ou la récidive d’un acte terroriste ? Deux mesures judiciaires de lutte anti-terrorisme permettent la prise en charge d’un condamné après sa sortie de prison . La 1 ère s’applique aux auteurs d’actes terroristes dont la situation laisse penser qu’ils vont récidiver. La 2 nde concerne les condamnés à une peine d’au moins 10 ans de prison, qui semblent s’être radicalisés et qui, de ce fait, peuvent commettre un acte terroriste. Nous vous les présentons.
La mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion permet d’éviter que l’auteur d’un acte terroriste commette une nouvelle infraction à caractère terroriste, après sa sortie de prison.
Cette mesure vise à la prise en charge sanitaire, sociale, éducative, psychologique ou psychiatrique du condamné concerné.
Ainsi, le condamné peut effectuer cette mesure à l'extérieur de la prison, notamment dans un établissement d'accueil spécialisé.
L'objectif est d'aider la personne concernée à se réinsérer pour qu’elle ne représente plus un danger pour la société.
Le condamné qui fait l'objet d'une telle mesure doit respecter des obligations et interdictions fixées par la juridiction compétente.
Une personne peut faire l'objet d'une mesure de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion si toutes les conditions suivantes sont réunies :
Elle a été condamnée pour avoir commis une infraction à caractère terroriste (par exemple, attaque terroriste, financement d'un acte de terrorisme) autre que les délits de provocation ou d’apologie du terrorisme
Elle a été condamnée à une peine supérieure ou égale à 5 ans de prison ferme (ou à 3 ans de prison ferme, en cas de récidive )
Elle présente un niveau élevé de dangerosité (risque de récidive très probable)
Elle adhère à une idéologie qui pourrait entraîner la commission d'une nouvelle infraction à caractère terroriste
Au cours de sa détention, elle a bénéficié de mesures ayant pour but de favoriser sa réinsertion.
Lorsqu'il estime que la situation du condamné justifie le prononcé d'une mesure de prévention contre la récidive terroriste et de réinsertion, le procureur de la République antiterroriste saisit :
la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté territorialement compétente
et le tribunal de l'application des peines (Tap) de Paris.
Il leur communique tous les éléments concernant les mesures qui pourraient être mises en place pour favoriser la réinsertion du condamné.
La commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté examine l'état de dangerosité du condamné et sa capacité à se réinsérer. L’auteur de l’infraction est placé dans un service spécialisé chargé de l'observation des personnes détenues pour une durée de 6 semaines.
Puis un débat contradictoire est organisé devant le Tap de Paris.
Lors de cette audience, le condamné doit être présent et être assisté d'un avocat . Ils peuvent faire des observations.
Si la personne concernée n'a pas les ressources financières suffisantes pour faire appel à un avocat, elle peut demander l'aide juridictionnelle .
S'il l'estime nécessaire, le Tap de Paris ordonne la mesure de prévention de la récidive terroriste.
Une fois la décision prise, elle est notifiée au condamné.
La personne qui fait l'objet d'une mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste peut faire appel de la décision qui a fixé cette mesure.
Le recours doit être fait auprès de la chambre de l'application des peines de la cour d'appel de Paris, dans un délai de 10 jours suivant la notification de la décision.
Devant la chambre de l'application des peines, il est nécessaire d'être assisté d'un avocat.
Le suivi de la mesure de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion est confié au juge de l'application des peines du tribunal judiciaire de Paris.
Le juge s’assure que la personne concernée respecte les obligations et/ou interdictions qui lui ont été imposées.
Le juge peut charger le SPIP du lieu de résidence de la personne de veiller au respect des obligations.
Si la personne condamnée ne respecte pas ses obligations, le SPIP doit en informer le juge.
La personne condamnée peut également être inscrite au ficher des auteurs d'infractions terroristes (Fijait) .
Au cours de la mesure, le condamné peut être contraint aux obligations et interdictions suivantes :
Obligation d'exercer une activité professionnelle ou de suivre une formation professionnelle
Interdiction d'exercer l'activité à l'occasion de laquelle l'infraction a été commise
Obligation de fournir les éléments qui permettent de contrôler le respect des obligations auxquelles il est soumis
Obligation de répondre aux convocations du juge de l’application des peines
Obligation de résider dans un lieu déterminé
Placement dans un établissement d'accueil spécialisé.
Les obligations et interdictions auxquelles le condamné est soumis sont précisées dans la décision fixant la mesure de prévention de la récidive terroriste.
Au cours de la mesure de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion , le Jap du tribunal judiciaire de Paris peut adapter les obligations et interdictions auxquelles le condamné est soumis.
Si la personne concernée entre en détention pour un autre motif au cours de la période d'application de la mesure, les obligations et interdictions sont suspendues.
Si cette détention dépasse 6 mois, la reprise des obligations et interdictions doit être confirmée par le Tap de Paris dans un délai de de 3 mois à compter de la libération. Sinon, la mesure de prévention de la récidive terroriste prend définitivement fin.
Si le condamné ne respecte pas les obligations et interdictions auxquelles il est soumis dans le cadre d’une mesure de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion , il encourt une peine de 3 ans de prison et 45 000 € d'amende .
Si la personne concernée estime que les conditions d'application de la mesure ne sont plus justifiées, elle peut demander qu'il soit mis fin à la mesure.
Cette demande peut être faite après un délai de 3 mois à compter de la date de la décision qui l'a ordonnée.
Elle doit être effectuée par requête déposée au greffe du Tap de Paris ou envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception.
En l'absence de réponse du tribunal dans un délai de 3 mois, la mesure prend automatiquement fin.
En cas de rejet de la demande, aucune autre demande ne peut être déposée avant l'expiration d'un délai de 3 mois.
La même procédure s’applique si la personne condamnée souhaite que la mesure soit modifiée (exemple : modification des obligations et interdictions).
La mesure judiciaire de prévention de la commission d’actes terroristes permet d’éviter qu’un condamné qui semble s’être radicalisé, commette un acte terroriste après sa sortie de prison.
Cette mesure vise à la prise en charge sanitaire, sociale, éducative, psychologique ou psychiatrique du condamné concerné, après l’exécution d’une peine privative de liberté .
Ainsi, le condamné peut effectuer cette mesure à l'extérieur de la prison , notamment dans un établissement d'accueil spécialisé.
L'objectif est d'aider la personne concernée à se réinsérer pour qu’elle ne représente plus un danger pour la société.
Le condamné qui fait l'objet d'une telle mesure doit respecter des obligations fixées par le tribunal de l’application des peines.
Une personne peut faire l'objet d'une mesure de prévention de la commission d’actes terroristes si toutes les conditions suivantes sont réunies :
Elle a été condamnée à une peine supérieure ou égale à 10 ans de prison pour avoir commis une infraction (hors acte de terrorisme)
Elle présente un niveau élevé de dangerosité
Elle adhère à une idéologie qui pourrait entraîner la commission d'une infraction à caractère terroriste
Au cours de sa détention, elle a bénéficié de mesures ayant pour but de favoriser sa réinsertion.
Lorsqu'il estime que la situation du condamné justifie le prononcé d'une mesure judiciaire de prévention de la commission d’actes terroristes , le procureur de la République antiterroriste saisit :
La commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté territorialement compétente
Le tribunal de l'application des peines (Tap) de Paris.
Il leur communique tous les éléments concernant les mesures qui pourraient être mises en place pour favoriser la réinsertion du condamné.
La commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté examine l'état de dangerosité du condamné et sa capacité à se réinsérer. L’auteur de l’infraction est placé dans un service spécialisé chargé de l'observation des personnes détenues pour une durée de 6 semaines.
Puis un débat contradictoire est organisé devant le Tap de Paris.
Lors de cette audience, le condamné doit être présent et être assisté d'un avocat . Ils peuvent faire des observations.
Si la personne concernée n'a pas les ressources financières suffisantes pour faire appel à un avocat, elle peut demander l'aide juridictionnelle .
S'il l'estime nécessaire, le Tap de Paris ordonne la mesure judiciaire de prévention de la commission d’actes terroristes .
Une fois la décision prise, elle est notifiée au condamné.
La personne qui fait l'objet d'une mesure judiciaire de prévention de la commission d’actes terroristes peut faire appel de la décision qui a fixé cette mesure.
Le recours doit être fait auprès de la chambre de l'application des peines de la cour d'appel de Paris, dans un délai de 10 jours suivant la notification de la décision.
Devant la chambre de l'application des peines, il est nécessaire d'être assisté d'un avocat.
Durant la mesure de prévention de la commission d’actes terroristes, la personne concernée bénéficie d’une prise en charge sanitaire, sociale, éducative, psychologique ou psychiatrique destinée à permettre sa réinsertion.
Par ailleurs, elle peut être contrainte aux obligations suivantes :
Obligation d'exercer une activité professionnelle ou de suivre une formation professionnelle
Obligation de fournir les éléments qui permettent de contrôler le respect des obligations auxquelles il est soumis
Obligation de répondre aux convocations du juge de l’application des peines
Obligation de résider dans un lieu déterminé
Placement dans un établissement d'accueil spécialisé.
Les obligations et interdictions auxquelles la personne condamnée est soumise sont précisées dans la décision fixant la mesure de prévention de la commission d’actes terroristes.
Le juge de l'application des peines du tribunal judiciaire de Paris s’assure que la personne concernée respecte les obligations et/ou interdictions qui lui ont été imposées. Pour cela, il est assisté du service pénitentiaire d’insertion et de probation du lieu de résidence de cette personne.
Si le condamné ne respecte pas les obligations auxquelles il est soumis, il encourt une peine de 3 ans de prison et 45 000 € d'amende .
Si la personne concernée entre en détention pour un autre motif au cours de la période d'application de la mesure, les obligations et interdictions sont suspendues.
Si cette détention dépasse 6 mois, la reprise des obligations et interdictions doit être confirmée par le Tap de Paris dans un délai de de 3 mois à compter de la libération. Sinon, la mesure de prévention de la récidive terroriste prend définitivement fin.
Si la personne concernée estime que les conditions d'application de la mesure ne sont plus justifiées, elle peut demander qu'il soit mis fin à la mesure.
Cette demande peut être faite après un délai de 3 mois à compter de la date de la décision qui l'a ordonnée.
Elle doit être effectuée par requête déposée au greffe du Tap de Paris ou envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception.
En l'absence de réponse du tribunal dans un délai de 3 mois, la mesure prend automatiquement fin.
En cas de rejet de la demande, aucune autre demande ne peut être déposée avant l'expiration d'un délai de 3 mois.
La même procédure s’applique si la personne condamnée souhaite que la mesure soit modifiée (exemple : modification des obligations et interdictions).